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Thrombose – Définition, Causes, Symptômes et Traitement

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La Thrombose : qu’est ce que c’est ?

Thrombose signifie caillot sanguin (ou thrombus) qui se forme dans une veine ou dans une artère.

Quand la thrombose concerne une artère qu’elle bouche, provoquant douleur et nécrose des tissus asphyxiés, il s’agit souvent d’athérothrombose : le caillot se forme sur une plaque de graisse, comme dans l’infarctus du myocarde. Parfois un trouble du rythme cardiaque est à l’origine de caillots libres (emboles) qui vont se bloquer, principalement dans le cerveau, provoquant des accidents vasculaires cérébraux.

Une thrombose dans une veine profonde est appelée phlébite profonde ; le principal risque est la migration du thrombus jusque dans les poumons : c’est alors une embolie pulmonaire qui peut être fatale en quelques minutes. Thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire s’intègrent sous le nom de « maladie veineuse thrombo-embolique » (MVTE).

Une thrombose veineuse dans une veine superficielle, généralement des jambes, est sans risque d’embolie pulmonaire. Mais elle cause des séquelles locales.

Risques et conséquences

La thrombose artérielle est la cause majeure d’infarctus (du myocarde ou d’autres tissus) et de morts subites. Ces maladies cardiovasculaires sont la deuxième cause de décès en France (données 2004) : mais la première dans le sous-groupe des femmes.

La maladie veineuse thrombo-embolique est fréquente avec 1,8 cas pour 1 000 habitants chaque année et 0,6 embolies pulmonaires pour 1000 habitants chaque année en France . Etant plus fréquente chez les personnes âgées, le nombre de cas augmente avec le vieillissement de la population : l’incidence des thromboses est de 0,05‰ chez les moins de 15 ans et 5‰ chez les personnes âgées de 80 ans. La mortalité n’est pas négligeable : 6% de décès, chiffre qui monte à 30% en l’absence de traitement.

Causes et origines

La thrombose est un processus naturel de protection contre le saignement, assuré par le système sanguin de la coagulation.

Sa stimulation intempestive est fréquente dans certaines circonstances dites à risque : l’inflammation de la plaque d’athérome (excès de cholestérol ou atteinte diabétique) dans les artères et la stagnation (stase) sanguine dans les veines des jambes.

Le risque maladie veineuse thrombo-embolique augmente nettement lors de l’immobilisation plâtrée d’une jambe, lors de l’alitement après une intervention chirurgicale ou encore par maladie cardiaque ou sanguine. Sans oublier les longs trajets immobiles en avion ou en automobile, ou encore chez les obèses.

Les anomalies génétiques des protéines de la coagulation favorisent les thromboses veineuses répétées chez les personnes dès le jeune âge (avant 40 ans) : déficit en protéine S, etc.

Enfin, un cancer évolutif altère souvent la coagulation.

Symptômes et signes de la thrombose

La thrombose veineuse profonde de jambe peut être silencieuse, surtout quand le caillot est de petite taille. Les symptômes diffèrent en fonction de l’importance de la thrombose:

Thrombose importante

En cas de thrombose importante, les principaux symptômes sont la douleur, le gonflement ou œdème, la sensation de chaleur locale.

Thrombose veineuse évoluée

En cas de thrombose veineuse évoluée, la jambe est très douloureuse, rouge et gonflée.
La thrombose veineuse superficielle d’une veine est palpable sous la peau sous la forme d’un cordon rouge et induré.

Thrombose artérielle

La thrombose artérielle est beaucoup plus bruyante, avec un tableau d’ischémie, c’est-à-dire d’arrêt brutal de la circulation sanguine avec asphyxie des organes (infarctus du myocarde). La zone privée de sang risque la destruction totale par nécrose : orteil thrombosé chez les diabétiques mal équilibrés, par exemple.

Avec quoi ne faut-il pas confondre les thromboses ?

Les thromboses veineuses de jambes ne doivent pas être confondues avec un froissement musculaire ou une courbature.

Il faut toujours l’évoquer lors d’une douleur du mollet chez une personne à risque : permanent par maladie sanguine, ou ponctuel par alitement, par exemple.

Y a-t-il une prévention possible aux thromboses ?

Un traitement préventif par des médicaments, des piqûres et/ou un traitement local sont indiqués en cas de facteurs de risque importants, qu’ils soient artériels ou veineux.
En cas d’intervention chirurgicale lourde, comme une prothèse de hanche, un traitement par anticoagulants est systématiquement proposé contre la phlébite. En cas de facteur de risque moindre (insuffisance veineuse, long trajet…), le port d’une contention veineuse (bas, chaussette) suffit. Des règles simples sont alors proposées, comme se dégourdir les jambes régulièrement, boire régulièrement de l´eau, marcher dans l´avion…
Quant à la thrombose artérielle, les mesures préventives sont les mêmes que celles pour lutter contre les maladies cardio-vasculaires : ne pas fumer, régime alimentaire adéquat en cas d’athérome ou de diabéte, lutte contre l’obésité…

Thrombose : à quel moment consulter ?

Toute douleur dans le mollet, surtout en cas de facteurs de risque, mérite une consultation en urgence. Attention, le risque de migration du caillot d’une thrombose veineuse profonde lors d’efforts de marche ou autres est important.
De même, une douleur à la poitrine, un essoufflement ou un malaise brutal avec altération des fonctions cérébrales justifient l’appel immédiat au médecin traitant ou au Centre 15 d’urgence.

Que fait le médecin face à une thrombose ?

Il recherche les facteurs de risque de thrombose veineuse : antécédents, alitement, immobilisation, voyage récent… ainsi que des signes locaux de phlébite, de thrombose artérielle. Il pratique un examen clinique soigneux et parfois fait un électrocardiogramme et/ou un doppler des veines.
Une échographie-doppler par un spécialiste met en évidence un caillot veineux. Un scanner avec injection de produit de contraste (ou angioscanner) voire une scintigraphie pulmonaire élimine ou confirme l’embolie pulmonaire.

Une thrombose veineuse profonde nécessite un traitement anticoagulant (piqûres puis comprimés). Il dure plusieurs mois avec des prises de sang de contrôle de l’anticoagulation. Le traitement dissout le caillot et fluidifie le sang.

D’autres mesures d’hygiène veineuse comme la contention veineuse par des bas sont également recommandées.

En cas de thrombose artérielle, un traitement chirurgical (chirurgie vasculaire) est souvent nécessaire pour déboucher l’artère obstruée : angioplastie coronaire, injection de médicaments directement sur le lieu de la thrombose avec un cathéter, ou dissolution par injection veineuse de produits détruisant le caillot (thrombolyse).

Comment préparer ma prochaine consultation ?

Le respect des consignes médicales est fondamental pour prévenir une thrombose lors d’une situation à haut risque. En cas de thrombose connue et traitée, signalez toute modification locale (augmentation de l’œdème, de la douleur…) ou symptôme nouveau (essoufflement…).

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