Le lundi 8 février 2021, la Journée internationale de l’épilepsie met en avant un sujet encore trop souvent mal compris : l’épilepsie, et surtout les personnes qui vivent avec cette maladie au quotidien. Si tu es concerné, directement ou par un proche, tu te demandes sûrement ce qu’est réellement l’épilepsie, pourquoi elle reste si méconnue et ce que cette journée change concrètement. Voici l’essentiel à retenir pour comprendre rapidement le sujet, sans jargon inutile.
L’essentiel a retenir : la Journée internationale de l’épilepsie sert à mieux faire connaître une maladie neurologique fréquente, à combattre les idées reçues et à rappeler les bons gestes en cas de crise.
- L’épilepsie touche plus de 700 000 personnes en France.
- C’est une maladie neurologique liée à une activité électrique anormale du cerveau.
- Il existe plusieurs formes d’épilepsie, avec des crises et des évolutions différentes.
- Des traitements existent et peuvent être efficaces selon le type d’épilepsie.
- La Journée internationale aide à sensibiliser le grand public et à réduire la stigmatisation.
- Le bon réflexe face à une crise est de protéger la personne et d’appeler les secours si nécessaire.
Une maladie méconnue qui touche plus de 700 000 Français
L’épilepsie reste, dans les faits, une maladie encore trop peu connue du grand public. Pourtant, elle est la 2ème maladie neurologique la plus fréquente, juste après la migraine. Ce que cela change pour toi, c’est qu’il ne s’agit pas d’un cas rare ou marginal : des centaines de milliers de personnes vivent avec cette pathologie en France, souvent avec des conséquences très concrètes sur leur vie sociale, professionnelle et familiale.
Le problème, c’est que l’épilepsie est souvent réduite à l’image spectaculaire de la crise convulsive. Or, cette vision est incomplète. Dans la pratique, les crises peuvent prendre des formes très différentes : absences, secousses, pertes de contact, chutes, sensations inhabituelles, ou crises plus visibles. C’est justement cette diversité qui explique pourquoi on parle plutôt des épilepsies que d’une seule et unique maladie uniforme.
Une maladie neurologique
L’épilepsie est une maladie neurologique qui provoque un dysfonctionnement du cerveau. Concrètement, certaines cellules nerveuses se mettent à fonctionner de manière anormale, avec une activité électrique excessive ou désorganisée, ce qui déclenche une crise. Ce mécanisme peut sembler abstrait, mais il a des effets très réels : perte de contrôle, confusion, mouvements involontaires, fatigue intense après la crise, voire blessure dans certains cas.
Dans la majorité des cas, l’épilepsie ne se résume pas à une seule cause. Elle peut être liée à une lésion cérébrale, à une prédisposition génétique, à une infection, à un traumatisme, ou rester sans cause identifiée. C’est pour cette raison qu’un diagnostic médical précis est indispensable : il permet de comprendre le type de crise, d’évaluer les risques et d’adapter le traitement.
Un traitement efficace
Grâce aux progrès de la médecine, il existe aujourd’hui plusieurs médicaments antiépileptiques capables de réduire fortement les crises, et parfois de les contrôler durablement. En pratique, le traitement dépend du type d’épilepsie, de l’âge, du profil de la personne et des effets secondaires possibles. C’est ce qu’il faut retenir : il n’y a pas un médicament universel, mais des solutions adaptées à chaque situation.
Des molécules comme le Lyrica font partie des traitements qui peuvent être utilisés dans certains contextes médicaux, selon l’avis du professionnel de santé. L’objectif n’est pas seulement de “bloquer” les crises, mais aussi de préserver la qualité de vie : sommeil, concentration, autonomie, sécurité au quotidien. Si tu es dans cette situation, le suivi régulier est essentiel, car l’efficacité du traitement se juge aussi sur la fréquence des crises, la tolérance et l’impact sur la vie de tous les jours.
Il faut éviter une erreur fréquente : arrêter ou modifier un traitement seul, même si les crises semblent moins fréquentes. Dans la pratique, cela peut déséquilibrer la maladie et augmenter le risque de récidive. Si tu rencontres ce problème, le bon réflexe est d’en parler rapidement à ton médecin ou à ton neurologue.
La journée internationale de l’épilepsie pour sensibiliser
À l’origine, cette mobilisation est née dans les années 2000, portée par des médecins, des personnes épileptiques et des spécialistes de l’épilepsie. L’initiative a ensuite pris de l’ampleur jusqu’à devenir, en 2015, une journée internationale de l’épilepsie suivie par près de 120 pays chaque année, le deuxième lundi de février.
Ce type de journée a un vrai rôle concret : faire circuler une information fiable, corriger les idées reçues et rappeler les bons gestes face à une crise. Dans les faits, beaucoup de personnes ne savent pas comment réagir. Certaines paniquent, d’autres essaient de retenir les mouvements ou de mettre quelque chose dans la bouche de la personne, ce qui peut être dangereux. La sensibilisation sert justement à éviter ces mauvaises pratiques.
Le thème 2021 : mettre en lumière l’épilepsie et ceux qui la vivent
Pour l’édition 2021, le thème choisi est : « mettre en lumière l’épilepsie et ceux qui la vivent ». Ce n’est pas un slogan décoratif. Cela traduit une réalité très concrète : derrière la maladie, il y a des personnes qui doivent composer avec l’incertitude des crises, le regard des autres, parfois la peur de sortir, de travailler ou de conduire.
Mettre en lumière les personnes concernées, c’est aussi reconnaître leur quotidien. Beaucoup vivent avec des contraintes invisibles : traitement à heure fixe, fatigue, anxiété liée à la prochaine crise, besoin d’adapter certaines activités. Plus on comprend cette réalité, plus on réduit la stigmatisation. Et c’est souvent là que la journée internationale prend tout son sens.
Ce que cette journée change concrètement
Dans la pratique, cette journée permet de mieux informer sur les bons gestes à adopter face à une crise d’épilepsie. Si tu es témoin d’un épisode, il faut d’abord sécuriser la personne : éloigner les objets dangereux, protéger sa tête, desserrer ce qui gêne autour du cou et rester auprès d’elle jusqu’à la fin de la crise. Il ne faut pas la maintenir de force ni tenter de l’immobiliser.
Il est aussi important de savoir quand appeler les secours : si la crise dure trop longtemps, si la personne se blesse, si elle ne reprend pas connaissance normalement, ou si c’est une première crise connue. Concrètement, ce sont ces réflexes simples qui peuvent faire la différence.
Si tu veux aller plus loin, l’enjeu n’est pas seulement de “connaître le mot épilepsie”, mais de comprendre ce que vivent les patients, ce qu’un traitement peut ou non faire, et comment réagir correctement. C’est précisément ce que cette journée internationale cherche à transmettre.
Les erreurs fréquentes à éviter
Quand on parle d’épilepsie, certaines idées reçues reviennent souvent. Elles peuvent sembler anodines, mais elles entretiennent la peur et les mauvais réflexes.
- Croire qu’il existe une seule forme d’épilepsie : en réalité, les manifestations sont très variées.
- Penser qu’une crise se gère en retenant la personne : cela peut au contraire la blesser.
- Mettre un objet dans la bouche : c’est inutile et potentiellement dangereux.
- Imaginer que les traitements sont identiques pour tous : ils dépendent du type d’épilepsie et du profil du patient.
- Minimiser la maladie parce qu’elle est invisible entre les crises : l’impact au quotidien peut être important.
En pratique, mieux connaître ces erreurs permet d’agir plus sereinement et plus efficacement. C’est aussi une façon très concrète de soutenir les personnes concernées, sans dramatiser ni banaliser.
FAQ
Qu’est-ce que la journée internationale de l’épilepsie ?
La journée internationale de l’épilepsie est un événement annuel de sensibilisation à cette maladie neurologique. Elle vise à mieux faire connaître l’épilepsie, à combattre les idées reçues et à informer sur les bons gestes face à une crise.
Qu’est-ce que l’épilepsie ?
L’épilepsie est une maladie neurologique qui provoque des crises dues à une activité électrique anormale du cerveau. Elle peut se manifester de façons très différentes selon les personnes et les formes de la maladie.
Combien de personnes sont touchées par l’épilepsie en France ?
L’épilepsie touche plus de 700 000 Français. C’est donc une maladie fréquente, même si elle reste encore mal connue du grand public.
Pourquoi parle-t-on des épilepsies et non de l’épilepsie ?
On parle des épilepsies parce qu’il existe plusieurs formes de la maladie. Les crises, les causes et l’évolution peuvent varier d’une personne à l’autre.
Quels sont les traitements de l’épilepsie ?
Les traitements de l’épilepsie reposent principalement sur des médicaments antiépileptiques. Le choix du traitement dépend du type d’épilepsie, de la fréquence des crises et du profil de la personne.
Que faire face à une crise d’épilepsie ?
Il faut protéger la personne, éloigner les objets dangereux et rester auprès d’elle jusqu’à la fin de la crise. Il ne faut pas la retenir de force ni mettre quelque chose dans sa bouche.
Quand faut-il appeler les secours en cas de crise d’épilepsie ?
Il faut appeler les secours si la crise dure trop longtemps, si la personne se blesse, si elle ne reprend pas connaissance normalement ou si c’est une première crise connue. En cas de doute, il vaut mieux demander de l’aide rapidement.


Élise Marchand est une rédactrice professionnelle passionnée par les sujets liés à la santé, à la grossesse, aux bébés et à la parentalité. Avec plus de 5 ans d'expérience dans la rédaction, elle s'efforce d'offrir des contenus fiables, accessibles et enrichissants pour accompagner les familles dans leurs moments importants. Élise écrit sur des sujets variés, comme le suivi de la grossesse, les soins aux nourrissons, la nutrition familiale et l’équilibre entre vie personnelle et vie de parent. Ses articles, basés sur des recherches approfondies et des expériences concrètes, sont pensés pour informer et rassurer les futurs et jeunes parents.