Si tu manipules des déchets d’activités de soins ou des déchets à risque infectieux dans un laboratoire, tu dois les traiter avec sérieux : ce n’est pas seulement une question de bon sens, c’est une obligation réglementaire. En pratique, la réglementation DASRI sert à protéger le personnel, les patients, les animaux et l’environnement en encadrant la collecte, le tri, le conditionnement, le stockage et l’élimination de ces déchets. Le point clé, c’est simple : chaque déchet doit aller dans le bon contenant, au bon moment, avec les bonnes précautions.
L’essentiel a retenir : la réglementation DASRI encadre les déchets dangereux issus des soins, des laboratoires et de certaines activités de contact avec du biologique.
- Chaque type de déchet DASRI doit être placé dans un contenant adapté à sa nature.
- Les objets piquants, tranchants et perforants exigent un collecteur spécifique conforme à la norme EN ISO 23907-1:2019.
- Les déchets mous, secs et certains liquides suivent d’autres normes, comme NFX30-507:2018 et NFX30-501.
- Les prélèvements humains doivent être conditionnés dans un contenant conforme à la NF X30-511.
- Les professionnels de santé, les laboratoires, mais aussi les tatoueurs, perceurs, podologues et certains éleveurs sont concernés.
- Un mauvais tri augmente les risques d’accident, d’exposition biologique et de non-conformité réglementaire.
Choisir le contenant DASRI correspondant au type de déchets
Dans la pratique, c’est souvent là que les erreurs commencent : un laboratoire ou un cabinet pense avoir “le bon bac”, alors que le contenant n’est pas adapté au déchet réellement produit. Or, la réglementation DASRI ne laisse pas de place à l’approximation. Le choix du contenant dépend d’abord de la nature du déchet, puis de son niveau de risque, de son état physique et de sa capacité à blesser ou contaminer.
Concrètement, si tu jettes un objet coupant dans un emballage prévu pour des déchets mous, tu crées un risque immédiat de piqûre, de coupure ou de perforation. Ce que cela change pour toi, c’est que le bon contenant n’est pas un simple accessoire logistique : c’est une barrière de sécurité. En cas de contrôle, c’est aussi un point scruté de près, car il traduit directement ton niveau de conformité.
Selon la réglementation DASRI, les déchets issus des laboratoires sont classés en différentes catégories. Dans la même logique, chaque type de déchets est destiné à un contenant spécifique. Ainsi, pour la collecte des objets coupants, tranchants et perforants, le collecteur de déchets approprié doit correspondre à la norme EN ISO 23907-1:2019. Suivez ce lien et faites le choix d’un conteneur DASRI. Pour les déchets mous et secs ou pour les liquides conditionnés, les normes sont : NFX30-507:2018 et NFX30-501. Lorsqu’il s’agit de prélèvements humains, le contenant doit être conforme à la norme NF X30-511 annexée à la norme européenne EN ISO 23907.
Pourquoi le bon contenant est essentiel
Sur le terrain, on constate souvent que les incidents ne viennent pas du déchet lui-même, mais du mauvais emballage. Un emballage trop fragile peut se percer, un contenant trop petit peut être surchargé, et un système de fermeture mal utilisé peut exposer toute la chaîne de collecte. En pratique, le bon contenant sert à trois choses : contenir le risque, sécuriser les manipulations et faciliter l’évacuation conforme.
Comment faire le bon choix en pratique
Si tu hésites, pose-toi toujours les bonnes questions : le déchet est-il piquant, coupant ou perforant ? Est-il mou, sec, liquide ? Contient-il du sang, des liquides biologiques ou des prélèvements ? Une fois ces critères identifiés, tu peux orienter le déchet vers le contenant réglementaire adapté. Dans la majorité des cas, une erreur de tri en amont coûte plus cher à corriger qu’un choix rigoureux dès le départ.
Les erreurs fréquentes à éviter
- Utiliser un collecteur non conforme à la norme attendue.
- Mélanger des déchets de nature différente dans le même contenant.
- Remplir un collecteur au-delà de sa limite utile.
- Confondre déchets mous, déchets liquides et objets perforants.
- Reporter le tri “à plus tard”, alors qu’il doit se faire immédiatement après production.
Les professionnels concernés par la réglementation DASRI
La réglementation DASRI ne concerne pas uniquement les hôpitaux. Si tu es dans cette situation, tu peux être concerné dès lors que tu produis, manipules ou élimines des déchets présentant un risque infectieux, biologique ou de contamination. C’est ce qui explique que le champ d’application soit bien plus large qu’on ne l’imagine souvent.
Les principales catégories professionnelles concernées par la réglementation DASRI relèvent du domaine de la santé. Toutefois, ces mesures incluent également les professions où sont manipulés des liquides biologiques et celles dans lesquelles sont employés des objets potentiellement piquants/perforants. Ainsi, dans la vie pratique, les tatoueurs et perceurs sont concernés par cette loi. De manière plus détaillée, les professionnels concernés par la réglementation DASRI dans le secteur médical sont les médecins, infirmiers, sages-femmes et vétérinaires. Elle s’étend par conséquent aux établissements de soins, d’enseignement, de recherche et aux laboratoires. En dehors du secteur médical, pédicures, podologues et éleveurs sont concernés.
Qui est concerné, concrètement ?
Dans les faits, la liste est plus large que le seul personnel soignant. Tu peux être concerné si ton activité génère des déchets biologiques, des objets souillés ou des éléments susceptibles de transmettre une infection. Cela vise notamment :
- les médecins, infirmiers et sages-femmes ;
- les vétérinaires et les structures de soins animaliers ;
- les laboratoires d’analyses, de recherche et d’enseignement ;
- les tatoueurs et perceurs ;
- les pédicures-podologues ;
- certains éleveurs et activités exposées à des déchets biologiques.
Ce que cela implique pour ton activité
Ce que cela change pour toi, c’est que tu ne peux pas te contenter d’une gestion “à l’ancienne” ou approximative. Il faut mettre en place une organisation claire : tri dès la production, contenants identifiés, stockage sécurisé, évacuation par la filière adaptée et traçabilité si nécessaire. Les professionnels observent généralement que les structures les plus sereines sont celles qui ont standardisé leurs gestes au quotidien.
Les cas où il faut être particulièrement vigilant
La vigilance doit être renforcée si tu manipules beaucoup d’objets piquants ou si plusieurs personnes utilisent le même espace. C’est souvent dans les environnements partagés que les erreurs de tri ou les oublis de fermeture apparaissent. Si tu gères un laboratoire, un cabinet ou un local de soins, il est recommandé de formaliser des consignes simples, visibles et répétées, pour éviter les écarts de pratique.
Comment sécuriser la gestion des déchets DASRI au quotidien
En pratique, une bonne gestion DASRI repose sur une chaîne simple mais rigoureuse : identifier le déchet, le trier immédiatement, le placer dans le contenant approprié, puis le stocker et l’évacuer selon la procédure prévue. Plus cette chaîne est claire, moins tu prends de risques. À l’inverse, dès qu’une étape est floue, les erreurs s’accumulent.
Il est recommandé de former toutes les personnes concernées, y compris celles qui interviennent ponctuellement. Un bon protocole ne sert à rien si personne ne sait l’appliquer. Concrètement, les consignes doivent être visibles au poste de travail, les contenants accessibles et les circuits d’évacuation connus de tous.
Bonnes pratiques à mettre en place
- Installer les contenants au plus près du lieu de production du déchet.
- Vérifier la conformité du collecteur avant utilisation.
- Fermer le contenant dès qu’il atteint le niveau de remplissage recommandé.
- Former les équipes au tri et aux risques d’exposition.
- Prévoir un circuit de stockage temporaire propre et sécurisé.
- Contrôler régulièrement l’état des emballages et des zones de collecte.
Pourquoi cette rigueur est importante
Une mauvaise gestion DASRI peut entraîner des blessures, une contamination croisée, des odeurs, des nuisances et, dans certains cas, des sanctions. Mais au-delà de l’aspect réglementaire, il y a un enjeu très concret : protéger les personnes qui manipulent ces déchets ensuite. La sécurité ne s’arrête pas au moment où le déchet quitte la paillasse ou le cabinet.
Les pièges à éviter
Le piège le plus courant, c’est de croire qu’un déchet “petit” ou “peu visible” est sans danger. En réalité, un simple objet perforant peut suffire à provoquer un accident d’exposition. Autre erreur fréquente : attendre que le collecteur soit trop rempli avant de le remplacer. Dans ce cas, la fermeture devient moins fiable et le risque augmente.
FAQ
Qu’est-ce que la réglementation DASRI ?
La réglementation DASRI encadre la gestion des déchets d’activités de soins à risque infectieux. Elle fixe les règles de tri, de conditionnement, de stockage et d’évacuation pour limiter les risques de contamination et d’accident.
Quels déchets sont concernés par les DASRI ?
Les DASRI regroupent les déchets présentant un risque infectieux ou biologique. Cela inclut notamment les objets piquants, coupants, perforants, les déchets souillés et certains prélèvements biologiques.
Quel contenant utiliser pour les objets coupants, tranchants et perforants ?
Il faut utiliser un collecteur conforme à la norme EN ISO 23907-1:2019. Ce type de contenant est conçu pour limiter les risques de blessure et sécuriser l’élimination des objets perforants.
Quels professionnels sont concernés par la réglementation DASRI ?
Les professionnels de santé sont les premiers concernés, mais pas seulement. Les laboratoires, tatoueurs, perceurs, podologues, vétérinaires et certains éleveurs peuvent aussi être soumis à ces obligations.
Pourquoi faut-il trier les déchets DASRI immédiatement ?
Il faut les trier immédiatement pour éviter les erreurs de manipulation et les contaminations croisées. Plus le déchet reste longtemps hors du bon circuit, plus le risque d’accident augmente.
Que risque-t-on en cas de mauvais conditionnement des DASRI ?
Un mauvais conditionnement peut provoquer des blessures, des contaminations et une non-conformité réglementaire. Dans la pratique, cela expose aussi l’établissement à des dysfonctionnements dans toute la chaîne de collecte.


Élise Marchand est une rédactrice professionnelle passionnée par les sujets liés à la santé, à la grossesse, aux bébés et à la parentalité. Avec plus de 5 ans d'expérience dans la rédaction, elle s'efforce d'offrir des contenus fiables, accessibles et enrichissants pour accompagner les familles dans leurs moments importants. Élise écrit sur des sujets variés, comme le suivi de la grossesse, les soins aux nourrissons, la nutrition familiale et l’équilibre entre vie personnelle et vie de parent. Ses articles, basés sur des recherches approfondies et des expériences concrètes, sont pensés pour informer et rassurer les futurs et jeunes parents.