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Année scolaire 2020 – 2021 : la nouvelle réforme des études de médecine

Le plan Ma Santé 2022 a profondément changé l’accès aux études de santé en France. Si tu te demandes comment entrer en médecine depuis la réforme de la PACES et du numerus clausus, l’idée clé est simple : il n’existe plus une seule voie ultra-sélective, mais désormais plusieurs parcours, avec une logique de diversification et d’orientation plus progressive.

L’essentiel a retenir : la réforme a supprimé la PACES et le numerus clausus pour ouvrir l’accès aux études de santé à plusieurs profils.

  • Deux voies principales existent désormais : PASS et LAS.
  • La sélection ne repose plus sur un numerus clausus en fin de PACES.
  • La PASS demande une vraie préparation dès le départ.
  • La LAS permet d’avancer dans une licence tout en gardant un accès santé.
  • La réforme vise à réduire l’échec en première année.
  • Elle cherche aussi à former plus de professionnels de santé.
  • Le plan Ma Santé 2022 inclut aussi des mesures pour les déserts médicaux.

La diversification des accès pour les études de médecine

La PACES et le numerus clausus, qui constituaient longtemps la porte d’entrée quasi unique vers la médecine, ont été supprimés avec la réforme mise en place à partir de la rentrée 2020-2021. Concrètement, ce changement a été pensé pour casser un système jugé trop rigide, trop tôt sélectif et souvent source d’échec massif en première année.

Dans la pratique, cela change beaucoup de choses si tu veux devenir médecin, pharmacien, sage-femme, odontologiste ou kinésithérapeute. Tu n’es plus obligé de passer par un seul couloir d’accès. Désormais, deux grandes voies existent : la PASS et la LAS. Ce que cela implique pour toi, c’est qu’il faut choisir un parcours en fonction de ton profil, de tes points forts et de ta capacité à gérer une première année exigeante.

La PASS : un parcours santé avec une forte exigence

La PASS, ou Parcours d’Accès Spécifique Santé, est une première année universitaire orientée santé. Elle s’adresse aux bacheliers qui veulent candidater rapidement aux études de santé tout en suivant une majeure disciplinaire. En clair, tu restes dans une logique de sélection, mais sans le numerus clausus de l’ancien système.

Dans les faits, la PASS convient surtout si tu as un bon niveau de travail, une grande capacité d’organisation et une vraie motivation pour les matières scientifiques. Si tu es dans cette situation, il est fortement recommandé de te préparer avant la rentrée, car le rythme est soutenu et l’écart entre les étudiants se creuse vite. C’est d’ailleurs pour cela que beaucoup se renseignent sur des dispositifs de préparation, comme des journées portes ouvertes ou des formations dédiées à la PASS, par exemple pour se préparer à la PASS sur Paris.

La LAS : une licence avec option accès santé

La LAS, ou Licence avec Accès Santé, fonctionne différemment. Tu suis d’abord une licence classique dans une discipline comme le droit, la biologie, la psychologie ou l’économie, tout en gardant une option santé. Ce modèle est intéressant si tu veux sécuriser un parcours universitaire plus large, tout en conservant une chance d’intégrer médecine ou une autre filière de santé.

Ce que cela change pour toi, c’est que tu n’es pas enfermé dans une seule logique de concours. Si tu réussis ta licence et que ton dossier est solide, tu peux candidater à l’entrée en 2e année d’études de santé. Dans la majorité des cas, cette voie attire des étudiants qui veulent garder une alternative cohérente en cas de réorientation ou de changement de projet.

Quels sont les objectifs de cette réforme ?

La réforme ne sert pas seulement à remplacer un ancien système par un autre. Son objectif est plus large : mieux répartir les chances, limiter les abandons précoces et former davantage de professionnels de santé adaptés aux besoins du pays. Sur le terrain, on constate souvent que l’ancien modèle créait une forte pression psychologique et un effet de tout ou rien. La réforme cherche justement à corriger cela.

Concrètement, plusieurs ambitions se dégagent :

  • éviter l’échec massif en première année ;
  • augmenter le nombre d’étudiants formés en santé ;
  • diversifier les profils recrutés ;
  • mieux répondre aux besoins de santé sur le territoire ;
  • améliorer l’orientation des étudiants ;
  • renforcer la qualité de vie étudiante.

Dans la pratique, cela veut dire que le système valorise davantage les parcours variés. Si tu hésites encore entre plusieurs filières, la LAS peut être une option rassurante, tandis que la PASS reste plus directe pour viser rapidement les études médicales. Le bon choix dépend donc moins d’une “voie royale” que de ton profil réel.

Un objectif de décloisonnement des filières

Un autre point important de la réforme, souvent moins compris, est le décloisonnement des filières. Avant, les trajectoires étaient très fermées. Aujourd’hui, l’idée est de permettre des passerelles plus souples et des profils plus diversifiés. Cela favorise, en théorie, des étudiants avec des compétences complémentaires : scientifiques, humaines, juridiques ou méthodologiques.

Pour toi, cela signifie qu’il existe davantage de possibilités de rebond. Si tu ne réussis pas du premier coup, tu n’es pas forcément exclu définitivement du projet santé. C’est un changement majeur, parce qu’il réduit la logique de rupture brutale qui marquait l’ancien système.

La réforme de la santé

La suppression de la PACES et la fin du numerus clausus ne sont pas les seules mesures du plan Ma Santé 2022. Le gouvernement a aussi annoncé d’autres leviers pour améliorer l’accès aux soins, notamment dans les zones sous-dotées. L’idée est simple : former mieux, mais aussi mieux répartir les professionnels sur le territoire.

Parmi les mesures annoncées, on retrouve la création de 4 000 postes d’assistants médicaux. Dans les faits, ces postes doivent aider à alléger le quotidien des médecins en prenant en charge certaines tâches administratives et organisationnelles. Ce que cela change concrètement, c’est plus de temps médical disponible pour les patients.

Le plan prévoit également la création de plus de 400 postes de médecins salariés dans les déserts médicaux. C’est un point crucial si tu t’intéresses aux enjeux de santé publique : la réforme ne vise pas seulement les étudiants, elle cherche aussi à répondre au manque de médecins dans certaines zones du pays.

Pour aller plus loin sur les orientations officielles du ministère, tu peux consulter la page dédiée à la réforme des études de santé.

Ce qu’il faut comprendre si tu veux entrer en médecine aujourd’hui

Si tu es en train de préparer ton orientation, il faut retenir une chose essentielle : la réussite ne dépend plus seulement d’un concours unique, mais d’un vrai choix de parcours. En pratique, le plus important est d’anticiper la charge de travail, de bien comprendre les attendus de la PASS ou de la LAS et de ne pas sous-estimer la sélection.

Les erreurs les plus fréquentes sont assez nettes :

  • choisir la PASS sans mesurer le niveau d’exigence ;
  • prendre la LAS comme une voie “plus facile”, ce qui est faux ;
  • négliger l’orientation et les passerelles possibles ;
  • se préparer trop tard ;
  • ne pas vérifier les règles propres à chaque université.

En pratique, il faut donc comparer les maquettes, les modalités de sélection et les coefficients selon les universités. Deux facs peuvent proposer une PASS ou une LAS très différentes dans leur organisation. Si tu veux faire le bon choix, il faut regarder le détail, pas seulement le nom du parcours.

FAQ

Qu’est-ce que le plan Ma Santé 2022 ?

Le plan Ma Santé 2022 est un ensemble de mesures lancé pour réorganiser l’accès aux soins et les études de santé. Il vise notamment à former plus de professionnels, mieux répartir les ressources médicales et améliorer l’orientation des étudiants. Dans la pratique, il a surtout marqué la fin de la PACES et du numerus clausus.

Quelles sont les différences entre la PASS et la LAS ?

La PASS est une première année centrée sur la santé, alors que la LAS est une licence classique avec une option accès santé. La PASS est plus directe, tandis que la LAS offre un parcours universitaire plus large. Le bon choix dépend de ton profil, de tes points forts et de ton projet.

La PACES existe-t-elle encore ?

Non, la PACES a été supprimée avec la réforme des études de santé. Elle a été remplacée par de nouveaux parcours, principalement la PASS et la LAS. Si tu vises médecine aujourd’hui, tu dois donc te renseigner sur ces nouvelles voies.

Le numerus clausus a-t-il été supprimé ?

Oui, le numerus clausus a été supprimé dans le cadre de la réforme. L’ancien système de quota strict en fin de première année a été remplacé par une autre organisation des admissions. Cela a pour but de diversifier les profils et de réduire l’échec massif.

Faut-il se préparer avant d’entrer en PASS ?

Oui, il est fortement recommandé de se préparer avant d’entrer en PASS. La première année est exigeante, avec un rythme soutenu et une forte concurrence. Une préparation sérieuse peut t’aider à mieux gérer la méthode, le volume de travail et la pression.

La LAS permet-elle vraiment d’entrer en médecine ?

Oui, la LAS permet de candidater à l’entrée en 2e année d’études de santé. Tu dois toutefois réussir ta licence et obtenir un bon dossier. Dans les faits, ce n’est pas une voie de contournement, mais un vrai parcours sélectif.

Quels sont les objectifs de la réforme des études de santé ?

Les objectifs sont de réduire l’échec en première année, de diversifier le recrutement et d’augmenter le nombre de professionnels de santé formés. La réforme cherche aussi à mieux répondre aux besoins du territoire. Elle s’inscrit dans une logique plus large de réorganisation du système de santé.

La réforme améliore-t-elle l’accès aux soins dans les déserts médicaux ?

Oui, elle prévoit aussi des mesures pour les zones sous-dotées. Le plan inclut notamment la création de médecins salariés dans les déserts médicaux et de postes d’assistants médicaux. L’objectif est de rendre l’accès aux soins plus fluide et plus équitable.


Élise MarchandÉlise Marchand est une rédactrice professionnelle passionnée par les sujets liés à la santé, à la grossesse, aux bébés et à la parentalité. Avec plus de 5 ans d'expérience dans la rédaction, elle s'efforce d'offrir des contenus fiables, accessibles et enrichissants pour accompagner les familles dans leurs moments importants. Élise écrit sur des sujets variés, comme le suivi de la grossesse, les soins aux nourrissons, la nutrition familiale et l’équilibre entre vie personnelle et vie de parent. Ses articles, basés sur des recherches approfondies et des expériences concrètes, sont pensés pour informer et rassurer les futurs et jeunes parents.



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